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Message  Kaptendonc le Ven 14 Avr - 18:32

GLYDER
S/T

Badreputation 2006
Style: Hard-Rock

[M-E 002] Glyder > S/T Glypoc3gi

Des fois on se tape des journées de merde et puis d’un seul coup une bonne surprise vous fait oublier tout ça, comme s’il existait quand même quelque part un genre de Dieu qui s’activerait à rétablir l’équilibre en compensant la dose de merdes par des faits plus positifs, voire phénoménaux, comme par exemple la sortie de ce premier album de Glyder que j’apréhendais pourtant avec une certaine méfiance après avoir lu le baratin promotionnel sur le site du label Bad Reputation qui présente Glyder en gros comme le meilleur groupe irlandais depuis Thin Lizzy, mais après tout pourquoi pas, d’ailleurs les chroniques entrevues ici ou là le comparent toutes à Thin Lizzy, ce qui semble presque trop facile quand on sait que les mecs de Glyder sont originaires d’une banlieue de Dublin et qu’ils ont déjà joué en première partie de l’actuel Thin Lizzy et participé à un concert en hommage à Phil Lynott, et comme sur le site du groupe on trouve quelques petits commentaires élogieux émanant de John Sykes (guitariste de Thin Lizzy) et même de Philomena Lynott (la mère du fameux chanteur-bassiste décédé) qui qualifie Glyder de “Absolutely brillant !”, on peut se dire que là ça fait un peu too much, et qu’il vaut mieux fermer les yeux sur cet aspect marketing un rien tapageur pour se concentrer uniquement sur la musique de qualité supérieure dont ce jeune groupe nous gratifie avec son album dépourvu de titre mais doté d’un visuel sobre qui inspire le respect.

Dès le début du premier morceau on est frappé par la parfaite fluidité avec laquelle tous les éléments viennent se caler au quart de millimètre, riffs, rythmique, chant, petits soli, pour accomplir leur parcours sans le moindre accroc, c’est fort et fonceur mais jamais agressif, et avec nos oreilles habituellement gavées d’un éternel power-speed-thrash-metal tout en excès, on a presque l’impression qu’il manque un truc, mais quoi, et en fait non, tout est là et ça coule comme de l’eau de pluie avec une brillance irrisée qui tient sans doute en grande partie à la production signée Chris Tsangarides, mais pas seulement, car ces musicos ont vraiment trouvé quelque chose, un ton qui d’un côté résonne de l’écho pas encore éteint des british seventies, Deep Purple et Led Zeppelin en tête, et qui par ailleurs vibre d’une sorte de sensibilité purement irlandaise, oui Thin Lizzy on y revient, mais aussi Rory Gallaguer pour le jeu de gratte hyper-harmonieux et certaines compositions qui ne ressemblent vraiment à rien de ce qu’on à l’habitude d’entendre, et si les termes de “rétro” ou “revival” risquent d’être hativement utilisés par certains analystes à l’esprit réducteur, je dirais que le style de Glyder n’est pas plus rétro que par exemple celui des suisses de Shakra même s’ils évoluent dans un registre un peu différent, l’essentiel étant que leur démarche reste ferme et tout sauf superficielle, et à ce niveau-là on ne peut vraiment pas dire que Glyder se soit planté.

Si à la première écoute on a l’impression que tous les morceaux sont construits sur le même schéma, on découvre très vite qu’il y a une sacrée variété dans les compos, et partout des différences de rythme et d’atmosphères avec plein de détails qui donnent à chaque titre beaucoup de caractère, tantôt dans le sens d’une bonne dépense d’énergie (“Colour of money”, “She’s Got it”, ou “Saving Face” avec son riff motörheadien), tantôt en accentuant le côté mélodieux et l’impact du refrain (“Stargazer”, “You Won’t Bring Me Down”, sans doute les meilleurs titres de l’album) ou en introduisant des petits éléments inattendus et bien dosés (claviers dans “Pretty Useless people”, belle intro de basse pour “One For the Lost”, guitare accoustique sur “Neutral Coloured Life”), et ne parlons pas des accélérations, des breaks et des bonnes giclées de guitares de Bat Kinane et Pete Fisher qui surgissent à chaque fois au bon moment, quant à la voix de Tony Cullen, si elle n’atteint pas la grâce parfaite de celle de Phil Lynott, elle possède quand même une personalité assez forte, alors dans l’ensemble si on sent que le groupe reste encore timide et bien précautionneux, surtout sur une durée d’à peine 40 minutes, et ne se risque pas souvent à sortir de ses gonds pour dégager toute sa puissance, on ne peux néammoins qu’attendre avec une certaine confiance le prochain album et se dire que ces petits irlandais iront loin, c’est en tout cas ce que je leur souhaite, sincèrement.
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