Ripper > ...and the dead shall rise

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Ripper > ...and the dead shall rise

Message  jol le Mer 2 Jan - 16:11

En voilà une bien moche cover en noir et blanc dont même un groupe de black metal un tant soit peu raisonnable ne voudrait pas. Penchons nous sur les tenues que les musiciens y arborent. Ouhla. Ils se croient dans un film d'horreur non ? Un film d'horreur avec une bonne tranche de second degré. J'ai bon ? Cela ne fait pas envie. Ajoutons le logo dégoulinant en rouge, et on a tout compris : ça va sonner comme une version fauchée de Cradle of Split, euh, Cradle of Filth. Pardonnez-moi ce lapsus, j'ai pris un de mes désirs pour la réalité. Bon voilà quoi, ça va être du pseudo black pseudo gothifiant qui parle de vampires et de femmes à poil qui se masturbent avec des truelles. Inutile d'écouter le CD, hein ?

Bon allez, on va le faire par pure conscience professionnelle, et se rendre compte qu'on s'est trompé sur presque toute la ligne. Les seules choses qui s'avères vraies sont : 1- Ripper est bien un groupe de metal 2- c'est du horror metal. Mais pas du sous-black, pas du sous-goth, pas une musique post-COF, aucun risque vu que "...and the dead shall rise" date de 1985 ! Nous sommes ici en présence d'un pur album de heavy metal à l'ancienne, plutôt pesant et non focalisé sur les courses de vitesse qui étaient à la mode à l'époque (le thrash devait être vu comme le seul avenir possible du vrai metal) Faut dire que Ripper a été formé dans les années 70, et que la vitesse d'exécution, à mon avis, ils n'en ont jamais rien eu à faire. Le résultat est un vrai régal pour les oreilles : les riffs mémorables tiennent tous d'un metal pur jus, les guitares sont distordues avec goût (de la bonne graisse doomy, aucune mauvaise graisse qui de toute façon n'existait pas encore dans le metal de 1985), les vocaux sont bien hargneux et énergiques, viriles même dans les quelques montées dans les aigüs... voilà une tendance qui se perd. Pas la montée dans les aigüs ça non, mais la virilité ! Remarquez parler de virilité sans nuancer serait malvenu. Premièrement, on n'est pas dans un délire de grosses couilles poilues croyant dominer le monde (hu hu hu). Deuxièmement, un des quatre chanteurs (oui, quatre !) du groupe est une chanteuse. Et alors là... comment dire... le malheur c'est qu'elle essait absolument de chanter comme les mecs : hargne, méchanceté et aigüs qui deviennent pour le coup suraigüs, mais alors je ne sais pas si vous pouvez imaginer. Aux premières écoutes j'ai failli couper le disque dans les deux titres où c'est elle qui chante le plus parce que c'est hyper strident et agressif pour les oreilles. Oui, nous autres fans de metal, aimons bien l'agressivité mais il y a des limites. Il faut entendre les cris qui terminent le titre "Night cruizer", où la madame monte d'un cran de plus dans les fréquences, putain mais AÏEUH ! Pas folle non ? Bon allez, je vais me calmer un peu parce que c'est vrai qu'au fil des écoutes, on s'y fait. En plus il y a un côté gamine dans cette voix, qui donne l'impression que le personnage qu'elle interprète est, mettons, une petite fille bourrine qui découpe en rondelles les monstres et autres tueurs en série qui s'approcheraient d'elle et de sa famille. (Non je n'ai pas lu les paroles)

Vous devez commencer à vous douter que l'univers de Ripper est assez chargé : du heavy metal old-school (donc bien mordant), un peu doom sur les bords, pour nous conter de jolies petites histoires dégueulasses, c'est forcément du lourd, du consistant, ça laisse du gras dans l'estomac, rien à voir avec le sous-COF (anachronique en plus) qu'on aurait craint. Tant pis pour ceux qui se sont arrêtés au premier paragraphe de cette chronique. "...and the dead shall rise" est un vrai album de heavy metal, culte, et à force d'entendre des disques de ce... poids, on se demande pourquoi autant de webzines continuent à bouder ce style ou à le prendre à la légère. En même temps, faut pas leur en vouloir les pauvres ! On leur a fait croire que tous les groupes de heavy sonnait comme Helloween (très bon groupe d'ailleurs, mais jouant clairement dans une autre division) Remarquez il y a quand même des ressemblances avec le heavy "allégé", bien sûr. Malgré la lourdeur globale, c'est aussi une musique plutôt divertissante, même si ça ne s'entend pas trop en dehors des solis, tous excellents sans exception, et des refrains, tous excellents sans exception. A mes yeux, le meilleur refrain est celui de "Wake the dead", aussi simple que bien senti. Il faut entendre le chanteur (lequel ?) prononcer "Waaake the deeaad !" sur un riff imparable de chez imparable, au milieu de pré-refrains aboyés et sombres, eux mêmes placés ça et là dans le titre le plus doom et le plus glacé de l'album !

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