l'âge de la savate

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l'âge de la savate

Message  Kaptendonc le Ven 14 Déc - 23:09

SAVATAGE
“Dead Winter Dead”

Atlantic / Edel 1995
Style: heavy-prog Metal



Les concept-albums vieillissent mal, en général, et la guerre de Bosnie a, depuis un certain temps déjà, fini d’être un sujet qui ne fasse pas bailler aux corneilles ceux à qui on a essayé de l’évoquer, d’une manière ou d’une autre. Pourtant, météo désastreuse aidant, certaines oreilles transies ne réchigneraient pas fondamentalement à se recroqueviller sur l'album très hivernal et bleuté, qu’avait proposé, il y a une douzaine d’années déjà, ce combo spécialiste du Rock-Opéra made in USA, auxquels certains old aficionados, dont je fais partie, préfèrent se limiter à l’aspect rough des débuts, “Power of the Night” ou “Sirens”, quoique l'un ou l'autre passage de “Gutter Ballet” ou “Edge of Thorns” eût réussi à m’émouvoir brièvement à la glorieuse époque du Heavy-Metal à T-shirt noir unisexe sans manches, mais allez savoir pourquoi... Bref qu’avons-nous ici ? En résumé, une historiette romantique un rien balourde et prétexte surtout à mélanger avec parcimonie du Mozart méticuleusement revisité, du Beethoven franchement kitch (la 9ème à la guitare !) et quelques trucs carrément bien hardos, voire Power-metal, avec un chant pas toujours des plus mélodieux, mais bien déterminé à suivre à la lettre un scénario aussi léger qu’un tank de l’armée serbe, et abandonnant dès la pochette gargouillesque la piste d’une originalité prometteuse. Fort heureusement un dénommé Al Pitrelli assurait des heures syndicales à la gratte sur cet enregistrement avant d’aller rejoindre ce qui restait de Megadeth, et ses jolis solis pimentant les riffs de Chris Caffery ponctuent à merveille ce défi allégorique de l’amour en temps de guerre. Au final on a là un album limite formaté cabane de Marché de Noël mais avec par-ci par-là des détails décoratifs inouïs qui créent tout de même une atmosphère si ce n’est balkanique tout du moins est-européenne, et secouée par quelques bons gros passages métalliques où chacun s’y retrouvera pour ainsi dire en terrain connu, presque Maidenien, le tout doté d'une production cousue au fil de soie et avec cependant la vieille aiguille hyper-affutée que Savatage a dès la décénie suivante complètement perdue au plus profond d'une énorme botte de foin de médiocrité tranquille et pinailleuse. Mais plus concrètement, pour traverser au ralenti les zones industrielles au petit matin, “Dead Winter Dead” est la bande-son idéale accompagnant les crépitement aériens et saccadés des guirlandes de Noël bon marché à moitié flinguées. Quant à Sarajevo, c'est trop loin.
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Re: l'âge de la savate

Message  Cardinal-Sin le Sam 15 Déc - 17:24

reconnais pas grand chose dans ce que tu écris, mais j'aime bien cet album, beaucoup d'émotions en tous cas... même s'il est définitivement à part dans la disco de Sava et aurait pu être le premier album du Transiberian Orchestra qui cartonne aux States...
bon je fais partie des vieux hardos qui préfére les riffs plein de feeling de Criss Oliva ça c'était du grand, très grand Savatage...
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