Ebony tears > les deux premiers albums

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Ebony tears > les deux premiers albums

Message  jol le Lun 8 Jan - 17:51

Ebony tears > Tortura insomniae (1997)

Ebony tears > A handful of nothing (1999)



En ce temps-là, mon frère était un tout petit truc que ma mère tenait encore au cou. Ah non, il était déjà plus grand que ça, mais il pouvait encore sauter sur un lit sans risquer de le casser, alors que moi, non. C'est con à dire mais pourtant quand lui et moi avons écouté Tortura insomniae pour la première fois, j'ai trouvé frustrant le fait d'avoir passé l'âge de sauter sur mon lit, parce que c'est une des premières choses que j'ai eu envie de faire en découvrant ce concentré d'énergie explosive et colorée! Du "death metal de gros papillon" comme j'écrivais plus tard (1999) dans le cultissime (rires) premier numéro de "l'Antre du metal" (un petit site tout bizarre qui a précédé le forum auquel certains pensent peut-être, seul ce dernier subsistant aujourd'hui)
Mais arrêtons-là avec cette intro débile, et dégageons l'essentiel de la problématique posée et de la haute portée artistique de ces deux oeuvres magistrales d'une densité ténébreuse et d'une finesse rare que sont Tortura insomniae et A handful of nothing. Pour cela nous suivrons un plan rigoureux en trois parties, puis nous fournirons une conclusion en forme d'entonnoir posé sur nos têtes, ouvrant de bien belles perspectives historiques, sociologiques, culturelles, et toutes ces sortes de choses, et en fait non je déconne, c'est juste du death mélodique à la Gotheborg, donc ça fait trop mal aux oreilles pour s'appeler vraiment "mélodique" et ça fait pas assez mal au cerveau pour s'appeler vraiment "death", mais vous connaissez déjà la chanson depuis des années. Bref. Trois parties donc.


I) L'intérêt de Tortura insomniae viendrait-il de sa puissance de feu?

Ah ben oui quoi! "On est en droit de se poser la question" comme on dit. C'est que ça pète le feu là-dedans! Ca va presque tout le temps vite, les enchaînements, on n'aimerait pas qu'ils soient à nos trousses tellement ils ne se fatiguent jamais; les vocaux crient, les guitares ne sont pas loin de thrasher, le son est très "tiens! prend ça dans ta gueule!". Mais c'est pas vraiment méchant, c'est même pas brutal, bon c'est du death mélodique quoi, c'est joyeux, sautillant, mais quand même un peu agressif car bien plein de vitamines quoi! Et on saute sur son lit!


II) L'intérêt de Tortura insomniae viendrait-il de ses mélodies?

Les mélodies, y'en a. Elles sont bonnes. Elles font assez "folkloriques" mais pas du côté sombre de tes ancêtres, noble guerrier du black metal, ouhla non, le but c'est encore et toujours de donner envie de gigoter avant tout... on écoute bien le violon et les deux grammes de chant féminin, et on saute sur son lit!


III) L'intérêt de Tortura insomniae viendrait-il de ses paroles?

Oh non sûrement pas. Y'a quelques bouts de textes par-ci par-là, et ce sont les seuls qui m'ont frappé, dans le style "ouiiiiiin! les gens sont méchants et cyniques! Je n'ai rien à faire dans ce monde-là qui ne fait rien que m'embêter, boooouuuuuuuuuuh je suis malheureux". Death mélo et black élitiste même combat? On se demande. C'est vrai que le blackeux élitiste, même s'il a passé la trentaine, enlevez-lui son sentiment de supériorité-en-tout-sur-tout-le-monde, il ne reste plus qu'un gars qui adooooore se plaindre. Mais attendez, y'a pas un petit soucis là? Comment ces paroles mièvres peuvent-elles être crachées sur une musique festive à fond? Dans un sens Tortura insomniae, c'est certains côtés irritants du death mélo poussés encore plus loin.


IV) L'intérêt de Tortura insomniae viendrait-il de vous sauter aux yeux?

Hé! On avait dit trois parties! Quatre ça fait pas sérieux. Mais vous trouvez qu'il fait sérieux ce disque? Oh oui peut-être, en tout cas un minimum: l'exécution est réussie, y'a du bon songwriting dedans, les passages qui ne sont pas tout à fait dans mes standards de qualité (une grosse moitié du disque quand même) n'en sont pas loin non plus, et puis y'a un titre de dix minutes à la fin, bien pété, ajoutant un peu à la confusion: "Skunk hour". Ce dernier titre fournit donc un minimum de matière apte à nourrir les intellectuels, après tout je vous avais bien promis en intro qu'on allait un peu élever le débat à un moment. Je vous l'avais promis. Allez hop! On arrête de sauter sur son lit, on remet son entonnoir sur sa tête, on oublie tout de suite que les promesses sont faites pour être tenues et on met de côté ses fantasmes de métalleux intello.


Femelle toute excitée: "Oh c'est vrai? tu écris pour Intellows Of Darkness, mon webzine préféré? Oh la la! J'y crois pas! J'peux te toucher! Oui? T'es sûr? Ouiiiiiiiiiiiiiiiii! Oh purée! Vite! Faut qu'on baise! Faut trop qu'on baise!". Quoi, j'essais d'imaginer à quoi peuvent ressembler les fantasmes des métalleux intellos, y'a un problème? J'ai oublié de parler du deuxième album A handful of nothing? Vous êtes perspicace, lecteur! C'est un peu la même recette que le premier remarquez, sauf que ça ne dure qu'un peu plus d'une demi-heure, qu'il n'y a plus d'élémént folklorique et que ça pète encore plus le feu! Certains n'ont pas aimé cette "simplification". Personnellement je préfère A handful of nothing à Tortura insomniae car il est moins longuet (forcément) et moins inégal.

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