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Message  Kaptendonc le Dim 22 Oct - 19:15

BLUE OYSTER CULT
“Fire from Unknown Origin”

CBS 1981
Style: hard culte

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D’abord propulsons-nous un quart de siècle en arrière: Iron Maiden sortait “Killers”, Motörhead en était déjà au live “No Sleep Till Hammersmith”, et Saxon rameutait tous les metalleux avec l’hymne “Denim and Leather”. Encore deux ans et ce serait l’arrivée de “Kill ’em All”, autant dire que les vieux groupes de Hard-Rock des seventies étaient complètement largués, pour ne pas dire obsolètes sur le plan des décibels. De cela les gars de Blue Oyster Cult en étaient bien conscients, puisque en 1980 ils avaient sorti un album intitulé “Culturaurus Erectus” comme pour affirmer faire déjà partie de la race des dinosaures. Les choses étant claires à partir de là, ils n’ont pas cherché à rivaliser avec les nouveaux arrivants de la scène Hard/Metal, mais au contraire ils se sont engagés sur une route secondaire, plus personnelle et plus exploratrice, où personne ne pourrait les suivre, et encore moins les dépasser. En voyant la pochette de ce “Fire from Unknown Origin” sorti un an plus tard, on comprend très vite qu’on se situe sur une autre planète.

L’album démarre avec un morceau très synthétique et presque dansant, mais dont les paroles sont tout à fait décalées: “un feu d’origine inconnu a enlevé mon bébé...”, on ne sait pas trop comment prendre ça, mais le malaise va se poursuivre sur tout l’album, car chaque morceau contient de quoi déstabiliser l’auditeur. Des fausses intros classiques auxquelles succèdent des riffs bien plombés, des bruits bizarres genre sonnerie de téléphone, des brusques changements d’intonation de voix, et puis partout ces lyrics vraiment tordus (exemple: “des policiers se cachent derrière les jupes des petites filles, leurs yeux ont la couleur de la viande congelée...”), et sachant que l’auteur de science-fiction Michael Moorcock a participé à l’écriture de plusieurs chansons de l’album, on ne s’étonnera pas d’y trouver des refrains aussi délirants que “Joan Crawford est sortie de sa tombe”. Mais ce qui paraît le plus étonnant, c’est l’unité de ton qui maintient toutes ces excentricités dans des structures très simplistes de morceaux Pop/Rock formatés pour passer en radio, comme un beau déguisement sous lequel se cachent des aliens.

Maintenant si la question est de savoir si tout ça tient toujours la route à l’heure actuelle, je répondrais oui, sauf que l’album mériterait une bonne remasterisation, car le CD que je possède est vraiment plat et faible au niveau de la qualité sonore. On peut néammoins l’écouter à plusieurs degrés de lecture, ça roule bien en musique de fond, mais si on s’attarde sur l’un ou l’autre passage en faisant attention aux détails, on est toujours surpris d’y trouver quelque chose de nouveau. Il y a par exemple en plein milieu ce morceau intitulé “Heavy Metal: the Black and Silver”, dont je n’ai toujours pas compris le sens des textes, et qui fait penser à un mélange de Black Sabath et d’Alice Cooper, avec ce petit quelque chose en plus qui crée une atmosphère plutôt inquiétante, et qu’on retrouve d’ailleurs sur “Vengeance (the Pact)” et “Don’t Turn Your Back”. Mais Blue Oyster Cult a toujours véhiculé un aura de mysticisme, et pas mal de rumeurs au sujet de leur nom et leur logo, cette croix bizarre avec la branche inférieure en forme de point d’interrogation renversé, une clé qui leur a ouvert comme par magie la lourde porte du panthéon du Hard Rock, où ils siègent très confortablement aujourd’hui, et sans doute pour l’éternité.
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